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IGC - 2ème intervention d'Alain SÉRÉ

Un certain nombre de points importants ont été soulevés au cours du tour de table et discutés. Je souhaiterais revenir sur certains d'entre eux :

  • À propos des équipements nécessaires : leurs caractéristiques de base sont décrites dans le document d'accompagnement du programme. Elles restent complètement valables aujourd'hui. La disponibilité d'un réseau local ouvert sur l'internet est une condition nécessaire à l'enseignement d'IGC. Si l'on peut admettre, de manière transitoire, l'absence de réseau, il faut obtenir des engagements pour l'avenir sur ce point.
  • À propos des domaines d'application : ils décrivent les contextes dans lesquels doivent être inscrits les projets. Le programme précise les intentions attachées à chacun de ces domaines. Pour aider le professeur à organiser sa progression, les concepts propres à chaque domaine sont cités dans le document d'accompagnement. Leur étude (et éventuellement leur approfondissement) passe par le projet.
  • À propos de l'approche par les compétences : « L'approche par les compétences précise la place des savoirs dans l'action : ils constituent des ressources pour identifier et résoudre des problèmes. »(*). Ceci implique que les savoirs doivent être disponibles au bon moment et être adaptés à la situation rencontrée. L'idée de compétences (et implicitement de pédagogie de projet) implique que les compétences se construisent à partir de situations complexes qui obligent les élèves à rechercher les ressources qui leur manquent pour affronter la situation. L'enseignant ne transmet plus un savoir, il joue le rôle d'entraîneur.
  • À propos du rôle du professeur : Ph. PERRENOUD identifie quatre « changements identitaires » :
    • il faut « comprendre que les savoirs s'ancrent toujours en dernière analyse, dans l'action »,
    • « accepter le désordre, l'incomplétude, l'approximation des savoirs mobilisés, comme caractéristiques inhérentes à la logique de l'action ». « travailler à la construction des compétences c'est apporter le minimum requis, en sachant que le reste viendra une autre fois,. »,
    • « Faire le deuil de la maîtrise de l'organisation des connaissances dans l'esprit de l'apprenant. » . « dans un travail axé sur les compétences, c'est le problème qui organise les compétences, non le discours » ce qui exclut une progression rigide et ordonnée. De plus, l'enseignant doit accepter de renoncer à être seul sur le devant de la scène. Tel un entraîneur, il reste sur la touche et n'intervient que pour guider ou aider quand le blocage est paralysant,
    • « Avoir une pratique personnelle de l'usage des savoirs dans l'action », ce qui pour l'enseignement de l'IGC nécessite des compétences et une pratique régulière des TIC.
(*) D'après Ph. PERRENOUD : Construire des compétences dès l'école - Ed. E.S.F.

  • À propos de l'évaluation : un enseignement de détermination n'est pas un espace de « club » optionnel. La recherche de la valorisation de l'engagement effectif de l'élève dans les diverses missions qu'il prend en charge n'exclut pas une rigoureuse évaluation de ses acquis.

On ne saurait comprendre que les pratiques de notation en IGC sortent des cadres habituels de mesure de l'exigence dans les disciplines scientifiques. Les diverses modalités d'évaluation évoquées et présentées par les intervenants cet après-midi permettent une approche assez complète du profil de l'élève vis à vis de la matière. Cette richesse autorise une pleine utilisation de niveaux de la notation.

Conclusion et perspectives

A plus d'un titre, les professeurs engagés dans l'enseignement d'IGC sont des pionniers. Ils expérimentent une nouvelle approche référentielle des TIC en Économie et gestion, ils s'engagent sur une démarche pédagogique orientée projet, ils articulent fortement leur enseignement avec la réalité du fonctionnement des organisations. Ces changements plus ou moins affirmés anticipent certainement sur des évolutions à venir pour l'enseignement en première et terminale STT.

L'enseignement d'IGC, la rénovation du BTS comptabilité et gestion des organisations, l'étude en cours sur les BTS du secteur commercial contribuent à alimenter une réflexion globale sur l'évolution des formations technologiques tertiaires.

L'introduction de l'éducation civique, juridique et sociale (ECJS) et des travaux personnels encadrés (TPE) constituent vraisemblablement les premiers aménagements dont pourront bénéficier la série STT. Un groupe d'expert est en cours de constitution qui devra engager la réflexion sur STT et proposer une nouvelle définition de la formation.

   

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